Héritage : comment placer, valoriser et transmettre son capital ?


Recevoir un héritage est un moment à la fois chargé d’émotion et de responsabilité. Une question s’impose rapidement : que faire de cette somme d’argent, et comment la placer intelligemment ? Dans la pratique, beaucoup d’héritiers laissent leur capital dormir sur un compte courant pendant de longs mois car ils sont pris au dépourvus. Une inertie compréhensible, mais pénalisante sur le plan financier.
Que faire en premier lieu après avoir reçu un héritage ?
Avant de chercher où placer l’argent d’un héritage, il est essentiel de prendre un temps d’analyse. L’émotion et la pression familiale peuvent conduire à des décisions précipitées. Or, la gestion d’une succession requiert une approche méthodique et de l’organisation.
Faire le point sur sa situation avant toute décision
Chaque héritage s’intègre dans un contexte particulier. Avant toute décision, il convient de faire un bilan complet :
- âge et horizon de placement ;
- statut matrimonial et régime applicable : les biens reçus par succession sont des biens propres de l’héritier, même sous le régime de la communauté, conformément à l’article 1405 du Code civil ;
- charges de famille, dettes éventuelles ;
- projets personnels ;
- patrimoine déjà détenu ;
- niveau de revenus et fiscalité (impôt sur le revenu, Impôt sur la Fortune Immobilière).
Ce diagnostic permet de déterminer si l’argent hérité doit prioritairement renforcer une épargne de précaution, financer un projet concret, ou être investi à plus long terme.
Aligner l’héritage avec ses projets de vie : court, moyen, long terme
L’héritage doit être aligné avec vos projets de vie, selon trois horizons distincts :
- Court terme : travaux, achat d’un véhicule, constitution d’une épargne de sécurité ;
- Moyen terme : acquisition d’un bien immobilier, anticipation d’une donation, projets professionnels ;
- Long terme : préparation de la retraite, transmission aux enfants ou petits-enfants, diversification patrimoniale.
Cette réflexion préalable conditionne directement le choix des enveloppes fiscales et des placements adaptés à votre profil.
Droits de succession* : combien allez-vous réellement payer ?
Avant de placer un héritage, il est important de connaître le montant réellement disponible après fiscalité. Les droits de succession constituent souvent la première surprise des héritiers. Leur montant dépend du lien de parenté avec le défunt et de la valeur nette des biens reçus.
Les abattements : ce qui est exonéré avant tout calcul
Le Code général des impôts prévoit des abattements qui réduisent la base imposable avant application du barème. En ligne directe, ces abattements sont significatifs :
Source : www.economie.gouv.fr/particuliers/preparer-ma-retraite-et-ma-succession
Ces abattements s’appliquent à chaque héritier individuellement et se renouvellent tous les 15 ans. Ils peuvent donc être utilisés conjointement avec des donations effectuées du vivant du donateur, dans une stratégie de transmission progressivement optimisée.
Le barème progressif : ce que vous payez au-delà de l’abattement
Une fois l’abattement déduit, le montant imposable est soumis à un barème progressif. En ligne directe, ce barème (article777 du CGI) s’échelonne comme suit :
Prenons un exemple simple :
Un enfant hérite seul d’un patrimoine de 200 000 € de l’un de ses deux parents. Après application de l’abattement de 100 000 €, la base imposable est de 100 000 €. Les droits de succession s’élèvent à environ 18 194 € (calculés par tranches selon le barème ci-dessus). Le capital réellement disponible pour être placé est donc de 181 806 €.
Une fois l’héritage placé : quelle imposition sur les intérêts ?
Une fois l’héritage reçu et les droits de succession acquittés, les revenus produits par le capital placé sont soumis à la fiscalité de droit commun, indépendamment de leur origine successorale. Deux régimes coexistent :
- Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), appelé « flat tax » : 31,40 % depuis le 1er janvier 2026, composé de 12,80 % d’impôt sur le revenu et 18,60 % de prélèvements sociaux.
- L’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu : optionnelle, elle peut être avantageuse si votre tranche marginale d’imposition est inférieure à 12,80 %.
Certains placements spécifiques bénéficient d’exonérations fiscales. Les intérêts produits sur le Livret A sont par exemple totalement exonérés de fiscalité. Aussi, l'assurance-vie bénéficie d'une fiscalité allégée après 8 ans : les gains sont soumis à un taux de 7,50 % (au lieu de 12,80 %) sur les versements inférieurs à 150 000 € tous contrats confondus, après abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple).
Laisser un héritage sur un compte courant : une erreur coûteuse
C’est le réflexe le plus courant lorsqu’on reçoit un héritage : en attendant de décider, on laisse l’argent dormir sur un compte courant. Cette inaction a un coût réel et immédiat.
En France, plusieurs centaines de milliers de personnes héritent chaque année. Selon les données des Notaires de France et de l’INSEE, le montant moyen d’une succession s’élève à environ 120 000 €.
Or, une succession prend du temps. Entre le décès, les démarches administratives, le règlement des droits de succession et le versement effectif des fonds aux héritiers, environ six mois s’écoulent en moyenne. Pendant cette période, les comptes bancaires du défunt sont bloqués et les sommes restent conservées sur les comptes de la succession ou sur celui de l’étude notariale.
Une fois les fonds reçus, de nombreux héritiers laissent ensuite cet argent dormir pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sur un compte courant non rémunéré, faute de savoir comment placer cet héritage ou quelle stratégie adopter.
Pourtant, conserver un héritage sur un compte courant représente un manque à gagner significatif. Avec un compte à terme rémunéré à 2,40 % par an, placer 120 000 € pendant un an permettrait de générer environ 3 880 € d’intérêts, sans prendre davantage de risque. Ne rien faire représente donc un manque à gagner important, auquel s’ajoute l’effet de l’inflation, qui érode progressivement le pouvoir d’achat de l’épargne laissée inactive.
C’est précisément pour cette raison qu’il est essentiel de réfléchir rapidement à la meilleure façon de placer un héritage, afin de sécuriser ce capital tout en le faisant fructifier progressivement.
Livret A, LDDS : pourquoi ils ne suffisent pas pour un héritage
Lorsqu’on reçoit un héritage, le second réflexe est souvent de placer la somme sur un Livret A ou un autre livret réglementé. Cette solution peut sécuriser temporairement une partie du capital, mais elle montre rapidement ses limites.
En pratique, les plafonds de versement sont trop bas pour accueillir un héritage conséquent :
- 22 950 € pour le Livret A ;
- 12 000 € pour le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) ;
- 10 000 € pour le Livret d’Épargne Populaire (LEP), réservé aux ménages aux revenus modestes.
Même cumulés, ces trois livrets ne permettent de placer qu’environ 44 950 € au maximum, soit une fraction d’un héritage conséquent. Leur taux (1,50 % net pour le Livret A et le LDDS depuis février 2026), fixé par la Banque de France, reste faible et risque même d’être à nouveau révisé à la baisse en Août 2026.
Ces livrets sont donc utiles pour constituer ou compléter une épargne de précaution immédiate, mais ne constituent pas des solutions adaptées pour placer la majorité d’un héritage.
Où placer son héritage ? Les solutions adaptées à chaque horizon
Le Livret d’épargne : le 1er réflexe à avoir
Le livret d’épargne est la première solution à activer dès la réception d’un héritage, avant même de décider de son allocation définitive. Contrairement au compte à terme, aucune durée n’est fixée à l’avance : vous déposez ou retirez les fonds quand vous le souhaitez, avec une parfaite liquidité et sans pénalité. C’est l’outil idéal pour les quelques semaines/mois de réflexion qui suivent la réception d’un héritage, afin de générer du rendement en toute sécurité et de conserver la flexibilité nécessaire au paiement des droits de succession.
{{CTA_LIVRET}}
Le compte à terme : la tranquillité d’esprit à moyen terme
Le compte à terme est le placement le plus adapté pour valoriser immédiatement un héritage : capital garanti à 100 % par la banque, taux fixé dès la signature, durée au choix, aucun frais. Il s’agit d’un placement parfaitement sécurisé qui permet d’avancer avec sérénité, et qui offre une tranquillité d’esprit totale dans une période souvent chargée émotionnellement. Il peut convenir à court terme pour s’acheter le temps de la réflexion (6-12 mois) ou comme une véritable allocation à moyen terme (1 à 5 ans).
- Le capital est garanti à 100 % par la banque puis par le FGDR* jusqu'à 100 000 € par client et par banque, soit exactement les mêmes protections que pour un compte courant ;
- Le rendement est fixé et garanti dès la signature du contrat. Vous savez donc exactement ce que vous gagnerez à l’échéance du placement sans incertitude ni mauvaise surprise ; un cadre rassurant pour gérer un capital récemment transmis ;
- En cas de besoin anticipé, les fonds restent récupérables sous 32 jours, ce qui permet de conserver une certaine flexibilité en cas d’imprévu.
{{CTA_COMPTE_A_TERME}}
Le compte à terme est particulièrement adapté lorsque vous pouvez mobiliser votre capital sur une durée définie. Vous choisissez librement votre horizon de placement, de 6 mois à 5 ans, en fonction de vos besoins et de votre visibilité
À titre d’exemple, pour un compte à terme de 100 000 € ouvert actuellement via Swaive, voici les rendements et gains associés :
L’assurance-vie : l’outil idéal pour le long terme et la transmission
L’assurance-vie constitue un complément pertinent au compte à terme pour des horizons d’investissement plus longs. Elle présente plusieurs atouts : un capital garanti sur les fonds en euros, une fiscalité allégée après 8 ans, ainsi qu’un cadre successoral avantageux. En effet, les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (article990 I du CGI).
Point de vigilance : depuis 2019, de nombreux assureurs conditionnent l’accès aux fonds en euros à une allocation de 30 à 50 % en unités de compte, introduisant ainsi un risque de perte en capital.
CAT, livret d’épargne, assurance-vie : comment choisir selon votre situation ?
Immobilier, Bourse : les placements risqués
Une fois une partie de l’héritage sécurisée sur des supports sans risque, il peut être pertinent d’envisager des placements offrant un potentiel de rendement plus élevé. Ces solutions s’adressent toutefois à des investisseurs disposant d’une situation financière solide et d’un horizon d’investissement long (idéalement 10 ans minimum).
Parmi les principales options :
- Immobilier (SCPI, investissement locatif)
- Marchés financiers (actions et ETF via un PEA ou une assurance-vie multisupport
La donation : transmettre à vos enfants ce que vous venez d’hériter
Recevoir un héritage est souvent le moment où l’on prend pleinement conscience du poids des droits de succession, et de l’envie de ne pas les faire peser à son tour sur ses enfants. La donation* constitue alors l’un des outils les plus efficaces pour anticiper et réduire cette charge future.
Le mécanisme est simple : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans, sans aucun droit à payer. Pour un couple avec deux enfants, cela représente 400 000 € transmissibles en totale franchise de droits sur une période de 15 ans. En complément, l’assurance-vie ouverte dès aujourd’hui permet d’ajouter 152 500 € supplémentaires par bénéficiaire, hors succession.
Dans l’intervalle, le capital destiné à être transmis peut être placé sur un compte à terme Swaive pour générer des intérêts jusqu’au moment où la donation sera effectuée.
La donation doit être déclarée auprès du notaire via le formulaire Cerfa n° 2731-SD. La donation-partage est généralement recommandée pour éviter tout litige entre héritiers au moment d’une succession future.
Comment répartir son héritage selon son profil ? Trois exemples chiffrés
Exemple 1 : 70 000 € : jeune actif qui prépare son premier achat immobilier
Profil : 32 ans, locataire, pas encore de réserve d’urgence constituée, projet d’achat immobilier dans 3 à 5 ans.
Objectif : se créer une épargne de précaution, puis sécuriser un apport immobilier sur un CAT garanti.
- 34 950 € sur Livret A + LDDS : épargne de précaution immédiate, disponible à tout moment ;
- 35 050 € sur un compte à terme 2 ans (Swaive, 2,50 % brut/an) : valorisation de l’apport immobilier futur avec rendement garanti.
Exemple 2 : 100 000 € : couple qui protège son capital et anticipe la transmission
Profil : 45 ans, propriétaires, deux enfants, épargne de précaution déjà constituée.
Objectif : protéger le capital familial, préparer la transmission et garder de la souplesse sur plusieurs horizons.
- 20 000 € sur deux comptes à terme échelonnés (6 et 12 mois) : réserve de liquidité rémunérée pour projets familiaux imprévus ;
- 40 000 € en assurance-vie fonds en euros (20 000 € par parent) : capital sécurisé, préparation de la transmission future( abattement de 152 500 € par bénéficiaire) ;
- 20 000 € sur deux contrats d’assurance-vie ouverts pour les enfants (10 000 € chacun) : anticipation du financement des études ou d’un premier logement, en faisant courir le délai fiscal dès aujourd’hui ;
- 20 000 € sur un compte à terme 3 ans (2,55 % brut/an) : valorisation d’un futur apport pour des travaux ou un investissement locatif.
Exemple 3 : 300 000 € : futur retraité qui vise un revenu complémentaire
Profil : 58 ans, départ à la retraite dans 5–7ans, patrimoine immobilier déjà constitué.
Objectif : protéger le conjoint survivant, générer un revenu régulier à la retraite et transmettre avec une fiscalité optimisée.
- 150 000 € répartis sur 3 comptes à terme échelonnés (12, 24, 36 mois) : réserve de sécurité rémunérée, avec déblocage progressif pour couvrir dépenses imprévues ou complément de revenus ;
- 150 000 € en assurance-vie fonds en euros : génération d’un complément de revenus table à la retraite via des rachats partiels programmables, avec préparation optimisée de la succession (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
Les 6 erreurs à ne pas commettre avec un héritage
- Laisser le capital trop longtemps sur un compte courant : chaque mois sans rendement représente un manque à gagner réel dans un environnement de taux positifs ;
- Oublier de garder des liquidités pour payer les droits de succession : ils sont exigibles dans les 6 mois suivant le décès ;
- Se précipiter dans un investissement risqué : la bourse peut faire sens à long terme, mais seulement si votre horizon d’investissement est au moins de 10 ans pour lisser la volatilité ;
- Ignorer les avantages successoraux de l’assurance-vie : ouvrir un contrat dès la réception de l’héritage permet de faire courir le délai fiscal de 8 ans et de bénéficier de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour la transmission future ;
- Tout concentrer sur un seul placement ou un seul établissement : diversification et fractionnement réduisent le risque de concentration. Par exemple, si vous ouvrez des comptes à terme ou des livrets, il peut être pertinent de les ouvrir auprès de différents établissements pour optimiser votre garantie du FGDR (100 000 € par banque et par client) ;
Conclusion
Recevoir un héritage est un moment à la fois précieux et délicat. Avant de chercher à investir, trois étapes s’imposent : comprendre la fiscalité applicable (droits de succession et imposition des revenus futurs), constituer ou vérifier son épargne de précaution, puis placer le solde sur des supports adaptés à son horizon et à ses projets.
Le réflexe le plus courant consiste à placer l’intégralité de l’héritage reçu sur un livret d’épargne afin de générer un rendement tout en conservant une liquidité totale le temps de la réflexion. Si cette approche présente l’avantage de la simplicité, elle n’est pas toujours la plus optimale en termes de rendement.
Dans un second temps, il peut être pertinent d'allouer une partie du capital sur des supports sans risque mieux rémunérés, comme le compte à terme. Cela permet de faire travailler immédiatement l’épargne, sans attendre la décision d’allocation définitive.
Ce socle peut ensuite être complété par une assurance-vie en fonds en euros, afin de préparer le long terme et d’optimiser la transmission, avant d’envisager, si nécessaire, une diversification progressive selon votre situation.
Swaive vous permet de placer simplement votre héritage sur des solutions sans risque, en quelques minutes et sans frais, tout en maximisant le rendement.
Sources officielles :
* Droits de succession : https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/comment-dois-je-calculer-les-droits-de-succession
* La donation : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31160
* La FGDR : https://www.garantiedesdepots.fr/fr
Recevoir un héritage est un moment à la fois chargé d’émotion et de responsabilité. Une question s’impose rapidement : que faire de cette somme d’argent, et comment la placer intelligemment ? Dans la pratique, beaucoup d’héritiers laissent leur capital dormir sur un compte courant pendant de longs mois car ils sont pris au dépourvus. Une inertie compréhensible, mais pénalisante sur le plan financier.
Que faire en premier lieu après avoir reçu un héritage ?
Avant de chercher où placer l’argent d’un héritage, il est essentiel de prendre un temps d’analyse. L’émotion et la pression familiale peuvent conduire à des décisions précipitées. Or, la gestion d’une succession requiert une approche méthodique et de l’organisation.
Faire le point sur sa situation avant toute décision
Chaque héritage s’intègre dans un contexte particulier. Avant toute décision, il convient de faire un bilan complet :
- âge et horizon de placement ;
- statut matrimonial et régime applicable : les biens reçus par succession sont des biens propres de l’héritier, même sous le régime de la communauté, conformément à l’article 1405 du Code civil ;
- charges de famille, dettes éventuelles ;
- projets personnels ;
- patrimoine déjà détenu ;
- niveau de revenus et fiscalité (impôt sur le revenu, Impôt sur la Fortune Immobilière).
Ce diagnostic permet de déterminer si l’argent hérité doit prioritairement renforcer une épargne de précaution, financer un projet concret, ou être investi à plus long terme.
Aligner l’héritage avec ses projets de vie : court, moyen, long terme
L’héritage doit être aligné avec vos projets de vie, selon trois horizons distincts :
- Court terme : travaux, achat d’un véhicule, constitution d’une épargne de sécurité ;
- Moyen terme : acquisition d’un bien immobilier, anticipation d’une donation, projets professionnels ;
- Long terme : préparation de la retraite, transmission aux enfants ou petits-enfants, diversification patrimoniale.
Cette réflexion préalable conditionne directement le choix des enveloppes fiscales et des placements adaptés à votre profil.
Droits de succession* : combien allez-vous réellement payer ?
Avant de placer un héritage, il est important de connaître le montant réellement disponible après fiscalité. Les droits de succession constituent souvent la première surprise des héritiers. Leur montant dépend du lien de parenté avec le défunt et de la valeur nette des biens reçus.
Les abattements : ce qui est exonéré avant tout calcul
Le Code général des impôts prévoit des abattements qui réduisent la base imposable avant application du barème. En ligne directe, ces abattements sont significatifs :
Source : www.economie.gouv.fr/particuliers/preparer-ma-retraite-et-ma-succession
Ces abattements s’appliquent à chaque héritier individuellement et se renouvellent tous les 15 ans. Ils peuvent donc être utilisés conjointement avec des donations effectuées du vivant du donateur, dans une stratégie de transmission progressivement optimisée.
Le barème progressif : ce que vous payez au-delà de l’abattement
Une fois l’abattement déduit, le montant imposable est soumis à un barème progressif. En ligne directe, ce barème (article777 du CGI) s’échelonne comme suit :
Prenons un exemple simple :
Un enfant hérite seul d’un patrimoine de 200 000 € de l’un de ses deux parents. Après application de l’abattement de 100 000 €, la base imposable est de 100 000 €. Les droits de succession s’élèvent à environ 18 194 € (calculés par tranches selon le barème ci-dessus). Le capital réellement disponible pour être placé est donc de 181 806 €.
Une fois l’héritage placé : quelle imposition sur les intérêts ?
Une fois l’héritage reçu et les droits de succession acquittés, les revenus produits par le capital placé sont soumis à la fiscalité de droit commun, indépendamment de leur origine successorale. Deux régimes coexistent :
- Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), appelé « flat tax » : 31,40 % depuis le 1er janvier 2026, composé de 12,80 % d’impôt sur le revenu et 18,60 % de prélèvements sociaux.
- L’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu : optionnelle, elle peut être avantageuse si votre tranche marginale d’imposition est inférieure à 12,80 %.
Certains placements spécifiques bénéficient d’exonérations fiscales. Les intérêts produits sur le Livret A sont par exemple totalement exonérés de fiscalité. Aussi, l'assurance-vie bénéficie d'une fiscalité allégée après 8 ans : les gains sont soumis à un taux de 7,50 % (au lieu de 12,80 %) sur les versements inférieurs à 150 000 € tous contrats confondus, après abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple).
Laisser un héritage sur un compte courant : une erreur coûteuse
C’est le réflexe le plus courant lorsqu’on reçoit un héritage : en attendant de décider, on laisse l’argent dormir sur un compte courant. Cette inaction a un coût réel et immédiat.
En France, plusieurs centaines de milliers de personnes héritent chaque année. Selon les données des Notaires de France et de l’INSEE, le montant moyen d’une succession s’élève à environ 120 000 €.
Or, une succession prend du temps. Entre le décès, les démarches administratives, le règlement des droits de succession et le versement effectif des fonds aux héritiers, environ six mois s’écoulent en moyenne. Pendant cette période, les comptes bancaires du défunt sont bloqués et les sommes restent conservées sur les comptes de la succession ou sur celui de l’étude notariale.
Une fois les fonds reçus, de nombreux héritiers laissent ensuite cet argent dormir pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sur un compte courant non rémunéré, faute de savoir comment placer cet héritage ou quelle stratégie adopter.
Pourtant, conserver un héritage sur un compte courant représente un manque à gagner significatif. Avec un compte à terme rémunéré à 2,40 % par an, placer 120 000 € pendant un an permettrait de générer environ 3 880 € d’intérêts, sans prendre davantage de risque. Ne rien faire représente donc un manque à gagner important, auquel s’ajoute l’effet de l’inflation, qui érode progressivement le pouvoir d’achat de l’épargne laissée inactive.
C’est précisément pour cette raison qu’il est essentiel de réfléchir rapidement à la meilleure façon de placer un héritage, afin de sécuriser ce capital tout en le faisant fructifier progressivement.
Livret A, LDDS : pourquoi ils ne suffisent pas pour un héritage
Lorsqu’on reçoit un héritage, le second réflexe est souvent de placer la somme sur un Livret A ou un autre livret réglementé. Cette solution peut sécuriser temporairement une partie du capital, mais elle montre rapidement ses limites.
En pratique, les plafonds de versement sont trop bas pour accueillir un héritage conséquent :
- 22 950 € pour le Livret A ;
- 12 000 € pour le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) ;
- 10 000 € pour le Livret d’Épargne Populaire (LEP), réservé aux ménages aux revenus modestes.
Même cumulés, ces trois livrets ne permettent de placer qu’environ 44 950 € au maximum, soit une fraction d’un héritage conséquent. Leur taux (1,50 % net pour le Livret A et le LDDS depuis février 2026), fixé par la Banque de France, reste faible et risque même d’être à nouveau révisé à la baisse en Août 2026.
Ces livrets sont donc utiles pour constituer ou compléter une épargne de précaution immédiate, mais ne constituent pas des solutions adaptées pour placer la majorité d’un héritage.
Où placer son héritage ? Les solutions adaptées à chaque horizon
Le Livret d’épargne : le 1er réflexe à avoir
Le livret d’épargne est la première solution à activer dès la réception d’un héritage, avant même de décider de son allocation définitive. Contrairement au compte à terme, aucune durée n’est fixée à l’avance : vous déposez ou retirez les fonds quand vous le souhaitez, avec une parfaite liquidité et sans pénalité. C’est l’outil idéal pour les quelques semaines/mois de réflexion qui suivent la réception d’un héritage, afin de générer du rendement en toute sécurité et de conserver la flexibilité nécessaire au paiement des droits de succession.
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Le compte à terme : la tranquillité d’esprit à moyen terme
Le compte à terme est le placement le plus adapté pour valoriser immédiatement un héritage : capital garanti à 100 % par la banque, taux fixé dès la signature, durée au choix, aucun frais. Il s’agit d’un placement parfaitement sécurisé qui permet d’avancer avec sérénité, et qui offre une tranquillité d’esprit totale dans une période souvent chargée émotionnellement. Il peut convenir à court terme pour s’acheter le temps de la réflexion (6-12 mois) ou comme une véritable allocation à moyen terme (1 à 5 ans).
- Le capital est garanti à 100 % par la banque puis par le FGDR* jusqu'à 100 000 € par client et par banque, soit exactement les mêmes protections que pour un compte courant ;
- Le rendement est fixé et garanti dès la signature du contrat. Vous savez donc exactement ce que vous gagnerez à l’échéance du placement sans incertitude ni mauvaise surprise ; un cadre rassurant pour gérer un capital récemment transmis ;
- En cas de besoin anticipé, les fonds restent récupérables sous 32 jours, ce qui permet de conserver une certaine flexibilité en cas d’imprévu.
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Le compte à terme est particulièrement adapté lorsque vous pouvez mobiliser votre capital sur une durée définie. Vous choisissez librement votre horizon de placement, de 6 mois à 5 ans, en fonction de vos besoins et de votre visibilité
À titre d’exemple, pour un compte à terme de 100 000 € ouvert actuellement via Swaive, voici les rendements et gains associés :
L’assurance-vie : l’outil idéal pour le long terme et la transmission
L’assurance-vie constitue un complément pertinent au compte à terme pour des horizons d’investissement plus longs. Elle présente plusieurs atouts : un capital garanti sur les fonds en euros, une fiscalité allégée après 8 ans, ainsi qu’un cadre successoral avantageux. En effet, les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (article990 I du CGI).
Point de vigilance : depuis 2019, de nombreux assureurs conditionnent l’accès aux fonds en euros à une allocation de 30 à 50 % en unités de compte, introduisant ainsi un risque de perte en capital.
CAT, livret d’épargne, assurance-vie : comment choisir selon votre situation ?
Immobilier, Bourse : les placements risqués
Une fois une partie de l’héritage sécurisée sur des supports sans risque, il peut être pertinent d’envisager des placements offrant un potentiel de rendement plus élevé. Ces solutions s’adressent toutefois à des investisseurs disposant d’une situation financière solide et d’un horizon d’investissement long (idéalement 10 ans minimum).
Parmi les principales options :
- Immobilier (SCPI, investissement locatif)
- Marchés financiers (actions et ETF via un PEA ou une assurance-vie multisupport
La donation : transmettre à vos enfants ce que vous venez d’hériter
Recevoir un héritage est souvent le moment où l’on prend pleinement conscience du poids des droits de succession, et de l’envie de ne pas les faire peser à son tour sur ses enfants. La donation* constitue alors l’un des outils les plus efficaces pour anticiper et réduire cette charge future.
Le mécanisme est simple : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans, sans aucun droit à payer. Pour un couple avec deux enfants, cela représente 400 000 € transmissibles en totale franchise de droits sur une période de 15 ans. En complément, l’assurance-vie ouverte dès aujourd’hui permet d’ajouter 152 500 € supplémentaires par bénéficiaire, hors succession.
Dans l’intervalle, le capital destiné à être transmis peut être placé sur un compte à terme Swaive pour générer des intérêts jusqu’au moment où la donation sera effectuée.
La donation doit être déclarée auprès du notaire via le formulaire Cerfa n° 2731-SD. La donation-partage est généralement recommandée pour éviter tout litige entre héritiers au moment d’une succession future.
Comment répartir son héritage selon son profil ? Trois exemples chiffrés
Exemple 1 : 70 000 € : jeune actif qui prépare son premier achat immobilier
Profil : 32 ans, locataire, pas encore de réserve d’urgence constituée, projet d’achat immobilier dans 3 à 5 ans.
Objectif : se créer une épargne de précaution, puis sécuriser un apport immobilier sur un CAT garanti.
- 34 950 € sur Livret A + LDDS : épargne de précaution immédiate, disponible à tout moment ;
- 35 050 € sur un compte à terme 2 ans (Swaive, 2,50 % brut/an) : valorisation de l’apport immobilier futur avec rendement garanti.
Exemple 2 : 100 000 € : couple qui protège son capital et anticipe la transmission
Profil : 45 ans, propriétaires, deux enfants, épargne de précaution déjà constituée.
Objectif : protéger le capital familial, préparer la transmission et garder de la souplesse sur plusieurs horizons.
- 20 000 € sur deux comptes à terme échelonnés (6 et 12 mois) : réserve de liquidité rémunérée pour projets familiaux imprévus ;
- 40 000 € en assurance-vie fonds en euros (20 000 € par parent) : capital sécurisé, préparation de la transmission future( abattement de 152 500 € par bénéficiaire) ;
- 20 000 € sur deux contrats d’assurance-vie ouverts pour les enfants (10 000 € chacun) : anticipation du financement des études ou d’un premier logement, en faisant courir le délai fiscal dès aujourd’hui ;
- 20 000 € sur un compte à terme 3 ans (2,55 % brut/an) : valorisation d’un futur apport pour des travaux ou un investissement locatif.
Exemple 3 : 300 000 € : futur retraité qui vise un revenu complémentaire
Profil : 58 ans, départ à la retraite dans 5–7ans, patrimoine immobilier déjà constitué.
Objectif : protéger le conjoint survivant, générer un revenu régulier à la retraite et transmettre avec une fiscalité optimisée.
- 150 000 € répartis sur 3 comptes à terme échelonnés (12, 24, 36 mois) : réserve de sécurité rémunérée, avec déblocage progressif pour couvrir dépenses imprévues ou complément de revenus ;
- 150 000 € en assurance-vie fonds en euros : génération d’un complément de revenus table à la retraite via des rachats partiels programmables, avec préparation optimisée de la succession (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
Les 6 erreurs à ne pas commettre avec un héritage
- Laisser le capital trop longtemps sur un compte courant : chaque mois sans rendement représente un manque à gagner réel dans un environnement de taux positifs ;
- Oublier de garder des liquidités pour payer les droits de succession : ils sont exigibles dans les 6 mois suivant le décès ;
- Se précipiter dans un investissement risqué : la bourse peut faire sens à long terme, mais seulement si votre horizon d’investissement est au moins de 10 ans pour lisser la volatilité ;
- Ignorer les avantages successoraux de l’assurance-vie : ouvrir un contrat dès la réception de l’héritage permet de faire courir le délai fiscal de 8 ans et de bénéficier de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour la transmission future ;
- Tout concentrer sur un seul placement ou un seul établissement : diversification et fractionnement réduisent le risque de concentration. Par exemple, si vous ouvrez des comptes à terme ou des livrets, il peut être pertinent de les ouvrir auprès de différents établissements pour optimiser votre garantie du FGDR (100 000 € par banque et par client) ;
Conclusion
Recevoir un héritage est un moment à la fois précieux et délicat. Avant de chercher à investir, trois étapes s’imposent : comprendre la fiscalité applicable (droits de succession et imposition des revenus futurs), constituer ou vérifier son épargne de précaution, puis placer le solde sur des supports adaptés à son horizon et à ses projets.
Le réflexe le plus courant consiste à placer l’intégralité de l’héritage reçu sur un livret d’épargne afin de générer un rendement tout en conservant une liquidité totale le temps de la réflexion. Si cette approche présente l’avantage de la simplicité, elle n’est pas toujours la plus optimale en termes de rendement.
Dans un second temps, il peut être pertinent d'allouer une partie du capital sur des supports sans risque mieux rémunérés, comme le compte à terme. Cela permet de faire travailler immédiatement l’épargne, sans attendre la décision d’allocation définitive.
Ce socle peut ensuite être complété par une assurance-vie en fonds en euros, afin de préparer le long terme et d’optimiser la transmission, avant d’envisager, si nécessaire, une diversification progressive selon votre situation.
Swaive vous permet de placer simplement votre héritage sur des solutions sans risque, en quelques minutes et sans frais, tout en maximisant le rendement.
Sources officielles :
* Droits de succession : https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/comment-dois-je-calculer-les-droits-de-succession
* La donation : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31160
* La FGDR : https://www.garantiedesdepots.fr/fr






